Bienheureuse Ella (Ela de Salisbury) : histoire, abbaye de Lacock et iconographie

Le 1er février, le calendrier des saints en usage en France fait mémoire d’une bienheureuse au nom bref et lumineux : Ella. Derrière ce prénom redevenu très populaire se cache une figure de l’Angleterre du XIIIe siècle, Ela de Salisbury, comtesse de plein droit, shérif du Wiltshire, veuve d’un fils naturel du roi Henri II, puis première abbesse de l’abbaye de Lacock. Son parcours intéresse l’histoire de l’art sacré à double titre. En 1220, elle participe à la pose des premières pierres de la cathédrale de Salisbury, chef-d’œuvre du gothique anglais primitif. En 1232, elle fonde un monastère dont le cloître voûté compte aujourd’hui parmi les mieux conservés d’Angleterre. Nous vous proposons de suivre cette trajectoire singulière, d’examiner ce qu’il reste de son abbaye et de comprendre pourquoi son iconographie est demeurée si discrète.

Qui est la bienheureuse Ella, fêtée le 1er février ?

La tradition hagiographique française retient le nom d’Ella pour désigner celle que les sources anglaises appellent Ela of Salisbury, troisième comtesse de Salisbury. Née vers 1187 à Amesbury, dans le Wiltshire, elle meurt le 24 août 1261 dans l’abbaye qu’elle avait elle-même fondée. Le décalage entre sa date de mort et sa fête du 1er février s’explique par les habitudes des calendriers de prénoms, qui ont regroupé au fil des siècles des mémoires locales sans toujours suivre l’usage liturgique d’origine. Ella n’a jamais été canonisée au terme d’une procédure romaine formelle : son culte relève de ces dévotions monastiques anciennes que l’Église a laissé subsister, et le titre de bienheureuse lui est donné par tradition plutôt que par décret.

Cette imprécision n’enlève rien à la solidité du personnage historique. Ela est d’abord une héritière : à la mort de son père Guillaume, comte de Salisbury, elle recueille vers 1196 un comté entier alors qu’elle n’a pas dix ans. Dans un royaume où la transmission des fiefs passe presque toujours par les hommes, elle porte le titre comtal en son nom propre, et son époux ne deviendra comte de Salisbury que par ce mariage. Cette situation juridique, rare, explique l’autonomie dont elle disposera plus tard : les fondations qu’elle réalise sont les siennes, financées sur ses propres terres, et non les libéralités concédées par un mari.

Cloître médiéval à arcades gothiques, cœur de la vie régulière dans une abbaye
Le cloître, cœur de la vie régulière : c’est autour de cette galerie voûtée que s’organise le quotidien d’une abbaye médiévale. Photo : Jan van der Wolf / Pexels

Une héritière dans l’Angleterre des Plantagenêt

Vers 1198, Ela épouse Guillaume Longue-Épée (William Longespée), fils naturel du roi Henri II et donc demi-frère de Richard Cœur de Lion et de Jean sans Terre. Le mariage a été arrangé par la couronne selon une logique politique limpide : rattacher un comté stratégique du sud-ouest anglais à la famille royale. Guillaume est un homme de guerre et de cour ; il figure parmi les témoins de la Grande Charte de 1215 et participe aux campagnes continentales. Le couple aura une nombreuse descendance, et les chroniqueurs médiévaux insistent, chose peu banale, sur l’attachement réciproque des époux autant que sur le calcul dynastique qui les avait unis.

Une légende tenace, reprise par les recueils hagiographiques du XIXe siècle, raconte que Guillaume, pris dans une tempête au retour d’une expédition maritime, aurait cru voir son épouse soutenir de ses mains le mât du navire pour l’empêcher de rompre. La vision l’aurait convaincu de corriger sa conduite et de lui rester fidèle. Ce type de récit, très répandu dans la littérature édifiante, dit surtout la façon dont la piété d’Ela a été perçue par la postérité : une force protectrice, presque architecturale, capable de soutenir ce qui menace de s’effondrer. On verra que l’image n’est pas sans rapport avec son œuvre de bâtisseuse.

Guillaume meurt en 1226, dans des circonstances que ses contemporains jugèrent suspectes. Ela, veuve à une quarantaine d’années, refuse de se remarier, décision remarquable pour une femme aussi riche que la coutume féodale exposait à de fortes pressions. Elle exerce la charge de shérif du Wiltshire, fonction administrative et judiciaire alors presque exclusivement masculine, et gère elle-même ses domaines pendant plusieurs années. Ce n’est qu’après avoir réglé ces affaires temporelles qu’elle engage la seconde partie de sa vie, entièrement tournée vers la fondation monastique et vers ce que le Moyen Âge appelait le soin de l’âme.

  • Comtesse de plein droit : elle transmet le titre à son époux, et non l’inverse.
  • Shérif du Wiltshire : une charge royale exercée par une femme, cas presque unique au XIIIe siècle.
  • Veuve non remariée : un choix qui préserve son autonomie patrimoniale et sa liberté de fondation.
  • Double fondatrice : Lacock pour les chanoinesses, Hinton pour les chartreux, le même jour selon la tradition.
  • Première abbesse : elle dirige sa propre fondation une quinzaine d’années avant de se démettre.

1220 : les pierres de fondation de la cathédrale de Salisbury

Le 28 avril 1220, l’évêque Richard Poore pose les premières pierres d’une cathédrale entièrement neuve, à quelques kilomètres de l’ancien site fortifié d’Old Sarum devenu trop exigu. Ela et son mari posent, selon les récits conservés, les quatrième et cinquième pierres de fondation. Le geste est liturgique autant que politique : il associe publiquement l’aristocratie locale au chantier le plus ambitieux du royaume. Pour l’histoire de l’architecture, Salisbury est un cas d’école. Élevée d’un seul jet entre 1220 et 1258, sans les remaniements successifs qui compliquent la lecture des autres grandes cathédrales, elle offre l’expression la plus homogène du style dit Early English, première phase du gothique anglais.

Ce gothique-là ne ressemble pas au gothique français contemporain de Chartres ou d’Amiens. Il privilégie l’étirement horizontal plutôt que la verticalité vertigineuse, multiplie les lancettes étroites groupées par trois ou par cinq plutôt que les grandes roses, et fait un usage spectaculaire du marbre de Purbeck, calcaire sombre et poli qui contraste avec la pierre claire des supports. Comprendre ce vocabulaire aide à situer l’environnement visuel dans lequel Ela a vécu et commandé : un monde de faisceaux de colonnettes, de chapiteaux à crochets et de voûtes quadripartites relativement sobres, où l’ornement demeure subordonné à la clarté de la structure.

Nef gothique anglaise avec faisceaux de colonnettes et voûtes quadripartites
Le gothique anglais primitif privilégie les faisceaux de colonnettes et une élévation plus étirée que proprement vertigineuse. Photo : Michael D Beckwith / Pexels

Repères chronologiques

Date Événement Portée pour l’art sacré
vers 1187 Naissance d’Ela à Amesbury (Wiltshire)
vers 1196 Elle hérite du comté de Salisbury Assise financière des futures fondations
vers 1198 Mariage avec Guillaume Longue-Épée Entrée du comté dans l’orbite royale
28 avril 1220 Pose des pierres de fondation de la cathédrale de Salisbury Acte de naissance du gothique Early English
1226 Mort de Guillaume Longue-Épée Ela devient shérif du Wiltshire
1232 Fondation de l’abbaye de Lacock Ouverture du chantier claustral
1238 Ela prend l’habit dans sa propre fondation
vers 1240 Elle devient première abbesse Commandes et aménagements liturgiques
24 août 1261 Mort et inhumation devant le maître-autel Dalle funéraire à inscription latine
1539 Dissolution du monastère sous Henri VIII Destruction de l’église abbatiale
vers 1540-1553 Conversion en demeure par William Sharington Sauvegarde du rez-de-chaussée médiéval
1835 Premier négatif photographique de Fox Talbot Le site entre dans l’histoire de l’image
1895 La dalle d’Ela installée dans la galerie du cloître Mise en valeur muséale du tombeau

1232 : la fondation de l’abbaye de Lacock

En 1229, Ela obtient l’autorisation royale de fonder un monastère sur ses terres de Lacock, au bord de l’Avon. La première pierre est posée en 1232 et les premières religieuses s’y installent l’année suivante. L’établissement accueille des chanoinesses régulières de saint Augustin, c’est-à-dire des femmes vivant en communauté sous la Règle augustinienne, moins retirée du monde que la Règle bénédictine et davantage ouverte à des tâches d’accueil et de charité. La tradition veut qu’Ela ait fondé le même jour une chartreuse masculine à Hinton, dans le Somerset, marquant ainsi une double fidélité : à la vie contemplative la plus stricte et à la vie régulière plus active.

Ela n’entre au monastère qu’en 1238, une fois ses affaires temporelles réglées, et devient abbesse en 1240 ou 1241 selon les sources. Elle exerce cette charge une quinzaine d’années, puis se démet vers 1257 pour vivre en simple religieuse ses dernières années. Elle meurt le 24 août 1261, âgée d’environ soixante-quinze ans, et reçoit une sépulture dans le chœur de l’église abbatiale, devant le maître-autel. C’est l’emplacement le plus honorifique qui soit, traditionnellement réservé aux fondateurs et aux évêques. Sa dalle funéraire portait une inscription latine dont le texte nous est parvenu et qui résume, en trois lignes, toute une conception de la sainteté.

Ci-dessous reposent les ossements de la vénérable Ela, qui donna cette maison sacrée pour demeure aux moniales. Elle y vécut aussi comme sainte abbesse et comtesse de Salisbury, comblée de bonnes œuvres. Inscription latine de la dalle funéraire d’Ela, abbaye de Lacock

Cette épitaphe mérite qu’on s’y arrête. Elle superpose sans hiérarchie deux identités que le Moyen Âge séparait ordinairement : sainte abbesse et comtesse de Salisbury. Le titre nobiliaire n’est pas effacé par l’entrée en religion, il est présenté comme une part de la sainteté même. On retrouve là une conception aristocratique de la vie monastique, très présente dans l’Angleterre et la France du XIIIe siècle, où la fondation d’une abbaye constitue à la fois un acte de foi, une assurance sur le salut et une inscription durable du lignage dans le paysage. Les dalles gravées, les vitraux armés et les enfeus des fondateurs traduisent visuellement cette logique.

Lire l’architecture de l’abbaye de Lacock

L’église abbatiale a disparu, détruite après la dissolution des monastères ordonnée par Henri VIII en 1539. Mais Lacock a connu un destin rare : au lieu d’être démantelé pour ses pierres, l’ensemble claustral a été racheté puis converti en demeure privée par William Sharington, qui conserva presque intégralement le rez-de-chaussée médiéval et bâtit ses appartements au-dessus. C’est pourquoi les visiteurs découvrent aujourd’hui des cloîtres voûtés aux clefs sculptées, une salle capitulaire, une sacristie et un chauffoir médiévaux, coiffés d’une maison de campagne de la Renaissance anglaise et d’ajouts néogothiques du XVIIIe siècle. La dalle funéraire d’Ela, déplacée à plusieurs reprises, a été installée en 1895 dans la galerie du cloître.

Espace monastique Fonction dans la vie régulière État à Lacock aujourd’hui
Église abbatiale Office divin, sépultures des fondateurs Détruite après 1539
Cloître Circulation, lecture, processions Conservé, voûtes et clefs sculptées
Salle capitulaire Chapitre quotidien, lecture de la Règle Conservée
Sacristie Conservation du mobilier et des vases liturgiques Conservée
Chauffoir Seule pièce chauffée de la clôture Conservé
Réfectoire et dortoir Vie commune, repas et sommeil Absorbés par la demeure du XVIe siècle
Hôtellerie Accueil des voyageurs et des pèlerins Disparue

Ce palimpseste architectural fait tout l’intérêt du site pour qui s’intéresse à l’art sacré. On y lit, superposées, quatre couches : la fondation du XIIIe siècle, la reconstruction gothique tardive des voûtes du cloître, la conversion domestique de la Renaissance anglaise et le goût néogothique du XVIIIe siècle. Chaque strate a effacé une partie de la précédente tout en la protégeant. Sans la transformation en résidence, il ne resterait probablement de Lacock qu’un champ de ruines comparable à celui de Byland ou de Kirkstall, ces grandes abbayes du Yorkshire dont il ne subsiste que des arcades dressées dans l’herbe.

Vitraux d’une cathédrale gothique représentant des scènes religieuses
Les verrières des abbayes anglaises ont presque toutes disparu à la Réforme : c’est l’une des raisons de la rareté des images de saints locaux. Photo : Manon Segur / Pexels

Le saviez-vous ?

C’est dans une fenêtre de l’abbaye de Lacock qu’est née, en 1835, la plus ancienne photographie sur négatif connue. William Henry Fox Talbot, propriétaire des lieux, y réalisa son fameux cliché de la baie à remplage de la galerie sud. L’ancienne abbaye d’Ela est ainsi devenue, trois siècles après sa suppression, le berceau d’une technique qui allait transformer la façon même dont l’art religieux est étudié, reproduit et diffusé. Sans la photographie, l’inventaire des vitraux, des fresques et de la statuaire que nous consultons aujourd’hui n’existerait tout simplement pas.

L’iconographie de la bienheureuse Ella : une figure presque sans image

Il faut le dire nettement : la bienheureuse Ella ne possède pas d’iconographie constituée. Aucun attribut fixe ne lui est attaché, aucun cycle peint ne raconte sa vie, aucun type statuaire ne s’est diffusé dans les églises. Cette absence n’est pas un accident. Elle tient d’abord à la Réforme anglaise, qui a détruit au XVIe siècle l’essentiel des images de saints locaux, et tout particulièrement celles qui ornaient les abbayes supprimées. Elle tient ensuite au statut d’Ela : sa dévotion est restée conventuelle, portée par sa seule communauté, et n’a jamais essaimé dans les paroisses, seul milieu capable de générer des commandes d’images en série sur plusieurs générations.

Lorsqu’une représentation existe, dans une gravure d’érudit ou un vitrail de restitution du XIXe siècle, elle emprunte le vocabulaire général des saintes abbesses et des fondatrices. Ce vocabulaire n’a rien d’arbitraire : il obéit à une grammaire visuelle que l’art occidental applique depuis le haut Moyen Âge, et que l’on retrouve pour sainte Hilde de Whitby, sainte Étheldrède d’Ely ou sainte Claire d’Assise. Le spectateur médiéval, souvent illettré, devait pouvoir identifier en un regard la fonction de la figure représentée ; les attributs remplissaient exactement le rôle d’une légende écrite.

  • La crosse abbatiale, volute tournée vers l’intérieur, signe d’une juridiction limitée à la seule communauté.
  • Le livre de la Règle, fermé ou entrouvert, marque de l’observance augustinienne.
  • La maquette d’église portée dans la main ou posée aux pieds, attribut classique des fondateurs et fondatrices.
  • Le voile noir associé à la couronne, quand l’artiste veut signifier le passage de la condition comtale à la vie religieuse.
  • Le navire ou le mât, allusion rare à la légende de la tempête traversée par son époux.

La dalle funéraire elle-même constitue, faute de mieux, le principal document visuel dont nous disposions. La sculpture funéraire anglaise du XIIIe siècle privilégiait alors la dalle gravée ou le gisant de pierre au visage idéalisé, les yeux ouverts, les mains jointes, le corps reposé sur un coussin : moins un portrait qu’une affirmation d’état et d’espérance. Comparer la dalle d’Ela aux gisants contemporains conservés dans la nef de Salisbury permet de mesurer combien la commande monastique restait sobre, là où la commande aristocratique s’autorisait l’héraldique et les cottes d’armes.

Culte, calendrier et postérité du prénom

Le culte d’Ela n’a jamais dépassé le cadre local et il s’est éteint avec la suppression de son abbaye. Sa mémoire a survécu par les calendriers de prénoms français, où Ella figure au 1er février, souvent aux côtés d’autres formes apparentées comme Ellaï ou Elle. Le prénom connaît depuis les années 2000 une popularité considérable dans l’ensemble du monde occidental, sans que la plupart des familles connaissent la comtesse anglaise qui lui sert de référent liturgique. Cette déconnexion entre prénom et saint patron est désormais la norme, et elle rend d’autant plus utile le travail de documentation historique.

Signalons enfin une confusion fréquente : Ela de Salisbury est parfois mélangée avec sa petite-fille Ela Longespée, comtesse de Warwick, elle aussi bienfaitrice d’établissements religieux, ou avec des figures nommées Ellen et Hélène. Les deux Ela ont vécu au même siècle et porté des noms quasi identiques, ce qui a brouillé durablement les notices anciennes. En cas de doute, la mention de l’abbaye de Lacock et la date de 1261 permettent d’identifier avec certitude la fondatrice.

Devant un patrimoine monastique : quelques repères pratiques

Les abbayes médiévales françaises posènt des questions de conservation comparables à celles de Lacock. Si vous êtes propriétaire, bénévole d’une association de sauvegarde ou membre d’un conseil paroissial, quelques réflexes s’imposent avant toute intervention sur un édifice ancien. Dès lors que le bâtiment est classé ou inscrit au titre des Monuments historiques, ou simplement situé dans le périmètre d’un édifice protégé, les travaux relèvent d’une autorisation spécifique et de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. La DRAC, par son unité départementale de l’architecture et du patrimoine, oriente les porteurs de projet et instruit les dossiers.

  • Consulter la base Mérimée et la base Palissy pour vérifier le statut de l’édifice et de son mobilier.
  • Solliciter très en amont l’Architecte des Bâtiments de France, avant même le chiffrage des travaux.
  • Faire appel à un architecte du patrimoine ou à un restaurateur habilité pour tout élément vitré, peint ou sculpté.
  • Explorer les dispositifs de financement : Fondation du patrimoine, souscriptions publiques, aides régionales et départementales.
  • Documenter l’état initial par une campagne photographique complète avant toute intervention.

Ces indications sont données à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel qualifié. Chaque situation dépend du statut juridique précis de l’édifice, de sa propriété et de la nature exacte des désordres constatés. Un conservateur des antiquités et objets d’art, un architecte du patrimoine ou un restaurateur diplômé reste l’interlocuteur à privilégier avant toute décision.

Questions fréquentes

Faut-il dire sainte Ella ou bienheureuse Ella ?

Les deux formulations circulent. L’usage le plus rigoureux retient bienheureuse, car aucune canonisation formelle n’est documentée : le culte d’Ela relève d’une reconnaissance locale ancienne, antérieure à la centralisation romaine des procédures. De nombreux calendriers populaires français écrivent néanmoins sainte Ella.

Quand fête-t-on Ella ?

Le 1er février dans les calendriers de prénoms français, alors que la date de sa mort, le 24 août 1261, aurait pu servir de dies natalis selon l’usage liturgique habituel.

Que reste-t-il aujourd’hui de l’abbaye de Lacock ?

Le cloître voûté, la salle capitulaire, la sacristie et le chauffoir médiévaux, intégrés dans une demeure de la Renaissance anglaise. L’église abbatiale, en revanche, a été entièrement détruite après 1539.

Quel est le lien d’Ella avec la cathédrale de Salisbury ?

Elle et son époux auraient posé les quatrième et cinquième pierres de fondation le 28 avril 1220, lors de la cérémonie d’ouverture du chantier conduite par l’évêque Richard Poore.

Existe-t-il des images anciennes de la bienheureuse Ella ?

Très peu. Sa dalle funéraire, aujourd’hui placée dans la galerie du cloître de Lacock, constitue le principal témoignage matériel ; les représentations figurées sont surtout des restitutions postérieures au XIXe siècle.

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