Au 19 janvier, le Martyrologe romain inscrit un nom qui intrigue les amateurs d’art sacré : saint Marius. Derrière cette mention discrète se cachent en réalité deux figures bien distinctes, que la tradition hagiographique a longtemps fait voisiner sans jamais tout à fait les confondre. La première est celle d’un père de famille venu de Perse, martyrisé à Rome vers 270 avec son épouse Marthe et leurs deux fils, Audifax et Abachum. La seconde est celle d’un moine originaire d’Orléans, premier abbé de Bodon, mort au milieu du VIe siècle dans les hautes terres qui formeront la Drôme provençale. Chacune a nourri une iconographie propre, des reliquaires, des dédicaces d’églises. Suivre le fil de saint Marius, c’est donc traverser mille ans d’art chrétien, des galeries souterraines des catacombes romaines aux nefs romanes du Midi.
Saint Marius : deux figures pour un seul nom au calendrier
La confusion est ancienne et s’explique par la mécanique même des calendriers liturgiques. Un même prénom, décliné en latin sous les formes Marius, Maris ou Marus, puis en langue vernaculaire sous celles de May, Mary ou Mari, a servi à désigner des saints séparés par près de trois siècles et par deux mille kilomètres. Les recueils hagiographiques médiévaux, qui compilaient sans toujours recouper leurs sources, ont accentué le brouillage. Pour l’historien de l’art, la distinction est pourtant décisive : on ne représente pas de la même manière un martyr de l’époque des persécutions et un abbé fondateur du haut Moyen Âge. Les attributs, les couleurs, la place dans les programmes peints ou sculptés changent du tout au tout.
Marius, Marthe, Audifax et Abachum : une famille persane à Rome
Selon leur passio, récit de martyre rédigé au VIe siècle et largement légendaire, Marius appartenait à la noblesse perse. Converti au christianisme, il serait venu à Rome avec sa femme Marthe et ses deux fils pour vénérer les tombeaux des apôtres Pierre et Paul. Le groupe s’y consacra, dit le texte, à l’assistance des chrétiens emprisonnés et à l’ensevelissement décent des corps des martyrs, geste qui les fit reconnaître et arrêter. La tradition place leur supplice vers 270, sous l’empereur Aurélien, en un lieu appelé Nymphae Catabassi, sur la voie Cornelia, à une douzaine de milles de Rome. Les trois hommes auraient été décapités et leurs corps brûlés ; Marthe, elle, précipitée dans un puits. Ce partage des supplices, entre le glaive pour les hommes et l’eau pour la femme, fournira aux artistes leurs deux principaux motifs.
Marius, abbé de Bodon : un fondateur venu d’Orléans
L’autre Marius, que la Provence appelle familièrement saint May, est un personnage du VIe siècle. Originaire d’Orléans selon la tradition, devenu moine, sa réputation le fit élire abbé d’un monastère lointain, Bodon, établi au confluent des diocèses de Gap, Die, Vaison et Sisteron. Il en fut le premier abbé et y mourut vers 550-555. Les récits rapportent qu’il se retirait volontiers dans des ermitages des gorges voisines et qu’il aurait annoncé, avant sa mort, la ruine prochaine de son établissement. Son nom a été durablement absorbé par le paysage : le village de Saint-May, dans la Drôme, le porte encore, et les vestiges du réfectoire transformé en chapelle comme ceux de l’église témoignent de l’ampleur passée du site. Au XIIe siècle, trente-sept églises des Baronnies dépendaient de cette abbaye.
Repères chronologiques
| Date | Événement | Portée artistique |
|---|---|---|
| Vers 270 | Martyre de Marius, Marthe, Audifax et Abachum sur la voie Cornelia | Épisode fondateur de l’iconographie du groupe |
| VIe siècle | Rédaction de la passio du groupe romain | Fixation des attributs : glaive, puits, bêche |
| Vers 550-555 | Mort de Marius, premier abbé de Bodon | Naissance d’un culte monastique provençal |
| IXe siècle | Translation de reliques en terre germanique par Éginhard, à Seligenstadt | Diffusion du culte et commande de châsses |
| Début XIe siècle | Présence de reliques attestée à l’abbaye de Prüm | Insertion dans les trésors monastiques rhénans |
| XIIe siècle | Trente-sept églises des Baronnies rattachées à Bodon | Réseau d’édifices romans dans le Sud-Est |
| 1590 | Redécouverte de reliques du groupe à Rome | Relance du culte à l’époque post-tridentine |
Une passio du VIe siècle : entre mémoire et construction littéraire
Les spécialistes de l’hagiographie s’accordent sur un point : la passio de Marius et des siens relève du genre des récits édifiants tardifs, composés deux ou trois siècles après les faits qu’ils prétendent relater. Les noms d’Audifax et d’Abachum, qui sonnent étrangement à l’oreille latine, ont pu servir précisément à signaler l’origine orientale de la famille et à souligner l’universalité de la foi naissante. Le détail du pèlerinage aux tombeaux de Pierre et Paul, lui, correspond à une pratique bien attestée dès le IIIe siècle et il ancre le récit dans une géographie romaine réelle. Pour l’historien de l’art, ce statut hybride n’est pas un handicap : il explique au contraire pourquoi ces saints ont été si tard et si diversement figurés. Sans portrait ni description physique, les ateliers ont dû inventer, siècle après siècle, des solutions visuelles à partir des seuls actes rapportés. C’est de cette liberté que naît l’intérêt iconographique du dossier.

L’iconographie de saint Marius : lire les attributs
Faute de source descriptive, les artistes ont travaillé par déduction à partir du récit. Marius apparaît généralement en homme mûr, barbu, vêtu à l’orientale dans les compositions les plus soignées : tunique longue, manteau agrafé sur l’épaule, parfois bonnet souple qui rappelle le costume perse que la peinture paléochrétienne utilisait déjà pour les Rois mages. Cette convention vestimentaire, loin d’être anecdotique, remplit une fonction narrative : elle signale au fidèle que le saint vient de loin. Les trois hommes du groupe, père et fils, portent la palme du martyre, tandis que Marthe est identifiée par un attribut plus rare et plus parlant, le puits. Quand les quatre figures sont réunies, le peintre ou le sculpteur dispose d’un ensemble compact, aisément reconnaissable, qui fonctionne comme une signature visuelle.
Les attributs du martyr
La palme, héritée de l’Antiquité romaine où elle récompensait les vainqueurs, devient dès les premiers siècles chrétiens le signe universel du témoin qui a versé son sang. Le glaive ou l’épée, second attribut du groupe, renvoie directement au mode d’exécution rapporté par la passio : la décapitation. Plus original, l’instrument de fossoyeur, bêche ou pelle, apparaît dans certaines gravures modernes pour rappeler l’acte qui valut au groupe son arrestation, l’ensevelissement clandestin des corps. Ce dernier attribut est précieux, car il fait de Marius l’un des rares saints dont l’outil identifiant renvoie à une œuvre de miséricorde et non à un supplice. Les ateliers du XVIIe siècle, sensibles à la charité corporelle comme thème pictural, ont su en tirer parti.
Le groupe familial, un programme iconographique peu commun
La représentation d’une famille entière martyrisée ensemble est statistiquement rare dans l’art chrétien occidental. Elle offre pourtant aux commanditaires un argument fort, lisible par tous, et les décors post-tridentins l’ont exploitée volontiers : la cellule familiale unie dans la fidélité constituait un modèle pastoral efficace. Sur le plan de la composition, la disposition la plus fréquente aligne les quatre saints, souvent Marius et Marthe au centre, encadrés de leurs deux fils plus jeunes et imberbes, ce contraste d’âge suffisant à organiser la lecture. Les cycles narratifs, plus ambitieux, développent en revanche plusieurs scènes : l’arrivée à Rome, la visite aux prisonniers, l’ensevelissement nocturne, puis les deux supplices distincts. On retrouve une logique voisine dans d’autres dossiers de martyrs romains, comme celui des saints Nérée, Achille et Pancrace, dont les basiliques ont fixé la mémoire.
Symboles et significations
| Attribut | Saint concerné | Signification |
|---|---|---|
| Palme verte | Les quatre saints | Victoire du martyre, héritage du langage romain triomphal |
| Glaive ou épée | Marius, Audifax, Abachum | Instrument de la décapitation rapportée par la passio |
| Puits | Marthe | Lieu de sa mort par noyade ; rappel baptismal ambivalent |
| Bêche ou pelle | Marius | Ensevelissement des corps des martyrs, œuvre de miséricorde |
| Costume oriental, bonnet souple | Marius et ses fils | Origine perse, universalité de la foi |
| Crosse abbatiale | Marius de Bodon (saint May) | Charge d’abbé fondateur, autorité monastique |
| Livre fermé ou rouleau | Marius de Bodon | Règle monastique, enseignement spirituel |
Reliques, châsses et translations : quand le culte commande l’art
Le dossier des reliques du groupe romain illustre parfaitement un mécanisme fondamental de l’art sacré médiéval : c’est souvent le déplacement des corps saints qui provoque la commande d’œuvres. Les sources signalent plusieurs translations successives. Des parts furent transférées dans diverses églises de Rome, notamment Sant’Adriano et Santa Prassede. D’autres gagnèrent la terre germanique au IXe siècle : Éginhard, le biographe de Charlemagne, en déposa au monastère de Seligenstadt. L’abbaye de Prüm en conservait au début du XIe siècle. Chacune de ces étapes suppose un contenant : coffret d’orfèvrerie, châsse de cuivre champlevé, buste-reliquaire plus tard. Chacune suppose aussi un espace liturgique adapté, une crypte, un autel, parfois un cycle peint destiné à expliquer aux pèlerins ce qu’ils venaient vénérer.
De Rome à la vallée du Rhin
Le transfert de reliques romaines vers l’Empire carolingien, au IXe siècle, répond à une logique politique autant que dévotionnelle. Les fondations neuves du nord manquaient de corps saints, garants de prestige et de fréquentation ; Rome en regorgeait. Éginhard, qui fonda Seligenstadt, s’inscrit dans ce mouvement. L’arrivée de telles reliques transformait matériellement un édifice : on creusait ou on agrandissait une crypte, on élevait un autel-reliquaire, on commandait à l’atelier le plus proche un contenant digne du dépôt. Les châsses rhénanes et mosanes des siècles suivants, avec leurs plaques émaillées et leurs figures d’apôtres en ronde-bosse, constituent l’aboutissement de cette économie du sacré. Il faut se garder d’y voir un simple luxe : l’éclat de l’or et la couleur des émaux avaient pour fonction assumée de rendre visible l’invisible.
L’urne de San Giovanni Calibita
À Rome, les redécouvertes de 1590 s’inscrivent dans le vaste mouvement de redécouverte des catacombes et de vérification des reliques qui suit le concile de Trente. Aujourd’hui, la tradition situe les corps de Marius et de Marthe dans une même urne placée sous le maître-autel de l’église San Giovanni Calibita, sur l’île Tibérine. Le dispositif est classique de l’art post-tridentin : l’autel devient un reliquaire monumental, encadré de marbres polychromes, surmonté d’une toile qui figure les saints dont on vénère les restes. Le fidèle lit ainsi de bas en haut : la relique, puis son image, puis la gloire céleste. Cette mise en scène verticale, éprouvée dans les églises romaines du XVIIe siècle, reste l’un des apports durables de la Réforme catholique à l’aménagement des sanctuaires.

Nul artiste n’a vu Marius. Tout ce qu’il en montre vient d’un texte, d’un autel et d’une châsse : l’image naît ici du culte, et non du souvenir.
Saint May et l’abbaye de Bodon : un patrimoine roman en Drôme provençale
Changeons de siècle et de paysage. À Bodon, l’œuvre d’art n’est pas une châsse mais un site tout entier, inscrit dans les gorges de l’Aygues, au-dessus du village qui porte aujourd’hui le nom de Saint-May. Du monastère dont Marius fut le premier abbé subsistent des vestiges modestes mais parlants : les restes du réfectoire, reconverti en chapelle, et ceux de l’église. Ce type de conservation partielle, où un bâtiment utilitaire survit à l’édifice cultuel principal, est fréquent dans les abbayes méridionales et il n’est jamais anodin : il indique généralement qu’une communauté réduite a continué d’occuper les lieux après l’abandon du grand œuvre. L’appareil de pierre, la simplicité des ouvertures, l’absence de décor sculpté abondant sont autant d’indices d’une architecture rurale rigoureuse, très éloignée de la profusion des grands chantiers urbains.
L’influence du site se mesure surtout à son réseau. Au XIIe siècle, trente-sept églises des Baronnies dépendaient de Bodon, ce qui suppose un rayonnement considérable sur un territoire de moyenne montagne. Pour l’amateur d’art sacré, cette donnée ouvre un programme de visite : chacune de ces églises, même très remaniée, peut conserver un chevet en cul-de-four, un clocher-mur, une cuve baptismale ou un chapiteau d’époque romane. La tradition rapporte par ailleurs que les reliques de l’abbé furent plus tard transportées dans l’église de Forcalquier, dont il devint le titulaire. L’actuelle concathédrale Notre-Dame du Bourguet, avec sa nef gothique précoce greffée sur des parties romanes, offre ainsi un second pôle à l’itinéraire, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Un itinéraire pour voir et comprendre
Aucun musée ne consacre de salle à saint Marius, et c’est précisément ce qui rend la recherche stimulante. Trois pistes se complètent. À Rome, la visite des catacombes, celles de Domitille ou de Saint-Calixte, permet de comprendre concrètement le geste qui valut au groupe son arrestation : on y voit les loculi creusés dans le tuf, les plaques de fermeture glissées en place, les fresques du IIIe et du IVe siècle. La basilique Santa Prassede, avec ses mosaïques du IXe siècle, montre ensuite comment un sanctuaire accueille et magnifie des reliques transférées. À l’île Tibérine, San Giovanni Calibita donne à voir l’aboutissement post-tridentin du dispositif. Le pèlerinage aux tombeaux apostoliques, point de départ du récit, garde d’ailleurs sa monumentalité : la place Saint-Pierre et sa colonnade en constituent la traduction baroque.
En France, l’itinéraire se déplace vers le Sud-Est : Saint-May et les vestiges de Bodon, puis Forcalquier. Ceux qui souhaitent comparer les solutions iconographiques pourront prolonger avec d’autres dossiers de martyrs romains, en particulier celui de sainte Agnès de Rome, dont l’attribut de l’agneau offre un cas d’école de jeu sur le nom. Pour l’arrière-plan oriental du groupe, la comparaison avec saint Benjamin et le martyre en Perse éclaire la manière dont l’art occidental a représenté les chrétiens venus de l’Empire sassanide. Dans les trois cas, on observe le même procédé : à défaut de portrait, l’atelier choisit un signe et le répète jusqu’à le rendre évident.
Patrimoine cultuel protégé : les bons réflexes
Les sites liés à saint Marius relient deux régimes très différents. En Italie, les catacombes relèvent de la Commission pontificale d’archéologie sacrée et l’accès y est strictement encadré. En France, un édifice comme la concathédrale de Forcalquier, classé au titre des monuments historiques, ou des vestiges monastiques situés en secteur protégé, obéissent à des règles précises. Toute intervention sur un immeuble classé ou inscrit, y compris une reprise de couverture, un ravalement ou l’installation d’un éclairage, requiert une autorisation préalable et l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. La Direction régionale des affaires culturelles instruit les dossiers, valide les protocoles et contrôle les travaux. Pour le mobilier et les objets protégés, châsses, statues, tableaux, un restaurateur habilité doit intervenir sur la base d’un constat d’état préalable.
Côté financement, plusieurs leviers coexistent. La Fondation du patrimoine soutient des chantiers d’intérêt local, y compris sur des édifices non protégés, grâce à des souscriptions publiques et à des labels ouvrant droit à des avantages fiscaux. Les collectivités, les diocèses propriétaires ou affectataires et les associations de sauvegarde complètent souvent le montage. Quelques réflexes utiles avant d’agir :
- Vérifier le statut exact de l’édifice ou de l’objet : classé, inscrit, non protégé, et qui en est le propriétaire.
- Prendre contact avec l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine avant tout devis.
- Faire établir un constat d’état par un professionnel qualifié plutôt que d’entreprendre un nettoyage soi-même.
- Photographier systématiquement l’existant, avant, pendant et après intervention.
- Ne jamais déplacer un objet inventorié sans en informer l’affectataire et le conservateur des antiquités et objets d’art.
Cet article est informatif : il ne remplace pas l’avis d’un professionnel qualifié, conservateur, restaurateur d’art ou architecte du patrimoine selon la nature du projet.
Questions fréquentes sur saint Marius
Quand fête-t-on saint Marius ?
Le groupe romain formé de Marius, Marthe, Audifax et Abachum est inscrit au Martyrologe romain au 19 janvier. Marius abbé de Bodon, connu en Provence sous le nom de saint May, est commémoré localement à une autre date, généralement fin janvier, selon les calendriers diocésains. Les deux fêtes étant proches, leur rapprochement a facilité la confusion des deux figures.
Comment reconnaître saint Marius sur une œuvre ?
Cherchez d’abord le groupe : un homme barbu et deux jeunes hommes portant la palme, accompagnés d’une femme près d’un puits. Un instrument de fossoyeur, bêche ou pelle, confirme l’identification. S’il s’agit en revanche d’un moine seul, tenant une crosse et un livre, dans un contexte provençal, vous avez affaire à l’abbé de Bodon.
Où se trouvent les reliques ?
La tradition place les corps de Marius et de Marthe sous le maître-autel de San Giovanni Calibita, sur l’île Tibérine à Rome. Des parts ont circulé vers Sant’Adriano et Santa Prassede, puis vers Seligenstadt et Prüm en terre germanique. Les reliques de l’abbé de Bodon sont pour leur part associées à l’église de Forcalquier.
La passio est-elle historiquement fiable ?
Non, du moins pas au sens documentaire. Rédigée au VIe siècle, soit environ trois siècles après les faits, elle relève d’un genre édifiant largement légendaire. Le culte, en revanche, est ancien et bien attesté, de même que les translations de reliques. C’est ce culte, non le récit, qui a engendré les œuvres.
Ce que saint Marius nous apprend de l’art sacré
Le dossier de saint Marius est exemplaire par sa maigreur même. Pas de chef-d’œuvre célèbre, pas de cycle fresqué monumental, pas de portrait transmis. Et pourtant, un nom qui traverse dix-sept siècles, deux saints qu’il faut apprendre à distinguer, des reliques qui voyagent de Rome au Rhin, un village de la Drôme et une concathédrale provençale qui en gardent la trace. C’est peut-être la meilleure leçon que puisse donner l’art religieux : l’œuvre ne précède pas la dévotion, elle la suit et la rend visible. Devant une palme, un puits ou une crosse, il vaut donc la peine de s’arrêter : ces quelques signes suffisent à raconter comment une communauté a choisi de se souvenir.

Sasha est rédactrice pour Art Religieux. Passionnée par l’histoire des religions et le patrimoine culturel, elle analyse les textes fondateurs, les symboles et les traditions avec une approche rigoureuse et accessible. À travers des contenus documentés et neutres, elle contribue à éclairer les lecteurs sur les grandes croyances et leur influence sur les civilisations.

